dimanche 21 novembre 2010
Méricourt 62680 Ecole primaire St Exupéry photos de classe 1956-1957
Je suis sur la photo ( juste à côté du "maître".)
PROBLEMES
1ère Série
Un ménage consomme pour le petit déjeuner du matin 500g de cacao par semaine. Quelle sera la dépense ainsi faite en une année, par ce ménage,le
cacao coûtant 20 fr le kilogramme ?
Simone a une lampe à pétrole qui consomme 8 cl de pétrole par heure. Elle achète un bidon de pétrole de 5 l. Combien restera-t-il de litres de pétrole dans le bidon au bout d'une semaine si la lampe reste allumée 4 heures par jour ?
Je suis sur la photo ( mais plus à côté de "l'instit")
PROBLEMES
2ème Série
Votre maman a acheté un quarteron de pommes ( 25 pommes ) pour 7fr,50. Quel
est le prix d'une pomme ? Elle emploie pour faire une marmelade, 10 pommes
et 0fr,85 de sucre. Quel est le prix de revient de cette marmelade ?
Pour combattre un incendie, les pompiers adaptent à la pompe à incendie et
ajoutent bout à bout trois tuyaux de toile.
Le premier a 2 dam. de longueur. Le deuxième est 4 fois plus long que le premier et le troisième a un demi-hectomètre.
Quelle sera la longueur des trois tuyaux ?
MERICOURT 62680 Ecole St. EXUPERY classe de filles vers 1958
lundi 15 novembre 2010
Méricourt 62680 Grande Guerre la tombe de Léon Déprez adjudant au 33ème RI
En 1919-1920 le voeu le plus cher de la majorité des familles éprouvées par un deuil de guerre fut de ramener le corps de leur parent mort au feu afin de l'inhumer dans le cimetière communal. Or le gouvernement, qui avait interdit dès le 19 novembre 1914 l'exhumation et la restitution des militaires morts au feu, maintint cette mesure après guerre.
Cette prolongation suscita le mécontentement d'un grande nombre de familles
Aussi certains parents, estimant avoir trop attendu, vont outrepasser la loi
Les années 1919-1920 furent marquées par la violation des sépultures militaires par des parents éprouvées par le deuil et dont le but était de ramener le corps à tout prix .
Léon est le fils de Iréné et de Robertine DEHAY
Somme sur Tourbe le 10 avril 1919
(...) A l'instant j'arrive de Mesnil les Hurlus où je suis allé en bécane. J'ai eu la satisfaction de trouver la tombe en arrivant. Cela m'a été facile, je me suis dirigé sur l'église où plutôt sur les pierres de taille car l'église n'existe plus. La tombe est en bon état. Il y a trois croix une grosse en pierre, une trés courte en fer et une en bois cette dernière posséde les inscriptions DEPREZ Léon adjudant au 33ème d'inf. 1ere cie. La date du décé n'est pas marquée. En tête de la tombe il y a son casque ensuite un bouquet de buis. Mais j'ai arrangé de mon mieux. J'ai fait une croix en fleur sur toute la longueur du corps. Le cimetière n'a pas trop souffert, cependant un obus de petit calibre a tombé à quelques mètres de vôtre pauvre frère. Il vous sera facile de le retrouver. J'ai dits une prière sur sa tombe.
A bientôt des nouvelles . J. Léon(...)
samedi 6 novembre 2010
Méricourt 62680 La Grande Guerre la venue du Kronprinz à Méricourt-corons
Arthur-Martial LECOMTE raconte la venue du Kronprinz,fils ainé et successeur désigné du Kaiser.
(...) Depuis quelques jours, les soldats nettoient leur materiel,leurs équipements, leurs armes individuelles, collectives, les cantonnements,les abords etc . Ils semblent vraiment affairés et tous, des plus hauts gradés
aux simples soldats, ils font efforts de propreté sur tous les points. On apprend que des officiers de haut rang doivent venir prochainement inspecter les troupes cantonnées dans Méricourt-corons.
On remarque aussi que les sentinelles sont plus régides dans leurs services
que les relèves se font en présence d'un gradé et avec plus de cérémonial militaire.
Des rassemblements d'unités se font sur la place de l'église, face à l'hôpital. Des exercices de défilé ont lieu et la musique militaire joue des marches scandées par la grosse caisse. Les unités défilent en faisant le pas de parade et cela nous amuse, mais maman nous gronde et nous fait rentrer à la maison.
Par ailleurs les soldats rouspètent quand ils rentrent en sueur avec tout leur materiel, sac au dos, armes etc. Nous savons maintement par l'Alsacien
que c'est un officier approchant leKaiser qui doit venir avec son état-major, peut-être le Kronprinz lui-même.
Et voici que les ordres arrivent. Les Allemands interdisent l'accés à la place de l'église de 10 à 13 heures.
Il paraît que quiconque sera surpris en contravention avec ses ordres sera puni de prison. Ces mesures de protection laissent penser qu'il s'agit vraiment de l'arrivée d'un général allemand. Mes frères ainés décident de monter dans le grenier. Ils voient effectivement celui pour qui tous ces préparatifs ont été faits, entouré de nombreux officiers qui passent devant
les troupes rassemblées. La musique joue, les troupes défilent au pas de parade devant cet officier qui est en réalité le Kronprinz. (...)
Bibliographie
Une famille méricourtoise sous l'occupation 1914-1918
Revue Gauheria n°67 http://gauheria.canalblog.com/
Contributeur: Alain
(...) Depuis quelques jours, les soldats nettoient leur materiel,leurs équipements, leurs armes individuelles, collectives, les cantonnements,les abords etc . Ils semblent vraiment affairés et tous, des plus hauts gradés
aux simples soldats, ils font efforts de propreté sur tous les points. On apprend que des officiers de haut rang doivent venir prochainement inspecter les troupes cantonnées dans Méricourt-corons.
On remarque aussi que les sentinelles sont plus régides dans leurs services
que les relèves se font en présence d'un gradé et avec plus de cérémonial militaire.
Des rassemblements d'unités se font sur la place de l'église, face à l'hôpital. Des exercices de défilé ont lieu et la musique militaire joue des marches scandées par la grosse caisse. Les unités défilent en faisant le pas de parade et cela nous amuse, mais maman nous gronde et nous fait rentrer à la maison.
Par ailleurs les soldats rouspètent quand ils rentrent en sueur avec tout leur materiel, sac au dos, armes etc. Nous savons maintement par l'Alsacien
que c'est un officier approchant leKaiser qui doit venir avec son état-major, peut-être le Kronprinz lui-même.
Et voici que les ordres arrivent. Les Allemands interdisent l'accés à la place de l'église de 10 à 13 heures.
Il paraît que quiconque sera surpris en contravention avec ses ordres sera puni de prison. Ces mesures de protection laissent penser qu'il s'agit vraiment de l'arrivée d'un général allemand. Mes frères ainés décident de monter dans le grenier. Ils voient effectivement celui pour qui tous ces préparatifs ont été faits, entouré de nombreux officiers qui passent devant
les troupes rassemblées. La musique joue, les troupes défilent au pas de parade devant cet officier qui est en réalité le Kronprinz. (...)
Bibliographie
Une famille méricourtoise sous l'occupation 1914-1918
Revue Gauheria n°67 http://gauheria.canalblog.com/
Contributeur: Alain
mercredi 3 novembre 2010
Méricourt 62680 La Grande Guerre la vie sous l'occupation dans les corons de la fosse 3
Une famille méricourtoise sous l'occupation 1914-1918
Arhur-Martial LECOMTE raconte
(...) Le ravitaillement se ressent des nouvelles conditions de la guerre. Il
est encore plus restreint. Mon frère cadet qui a trois ans n'a pas encore de
dents de lait. Le vieux docteur français n'y comprend rien. Ses gencives sont dures,paraît-il pour laisser passer ses dents. Effectivement,mon frère
mange des croûtes de pain durcies, comme s'il avait des dents. Un jour pourtant, un medecin allemand remarque cette anomalie chez mon frère. Il l'examine attentivement et il dit à maman qui le regarde faire avec inquiétude:"Tranquillisez-vous madame,votre petit garçon aura une très bonne dentition, mais pas avant l'âge de sept huit ans".
C'est ce qui s'est produit à cet âge. Le motif de cette dentition tardive et
anormale, d'après le médecin allemand, est le manque de lait et de saine nourriture. Je rappelle que nous mangions surtout des pommes de terre et un
peu de pain allemand, dit Brout (...)
Affiche montrant une partie d'une autre affiche de propagande allemande qui
est caricaturée par la presse française .
Bibliographie:
Une famille méricourtoise sous l'occupation 1914-1918
GAUHERIA n°67http://gauheria.canalblog.com/
Contributeur: Alain
Arhur-Martial LECOMTE raconte
(...) Le ravitaillement se ressent des nouvelles conditions de la guerre. Il
est encore plus restreint. Mon frère cadet qui a trois ans n'a pas encore de
dents de lait. Le vieux docteur français n'y comprend rien. Ses gencives sont dures,paraît-il pour laisser passer ses dents. Effectivement,mon frère
mange des croûtes de pain durcies, comme s'il avait des dents. Un jour pourtant, un medecin allemand remarque cette anomalie chez mon frère. Il l'examine attentivement et il dit à maman qui le regarde faire avec inquiétude:"Tranquillisez-vous madame,votre petit garçon aura une très bonne dentition, mais pas avant l'âge de sept huit ans".
C'est ce qui s'est produit à cet âge. Le motif de cette dentition tardive et
anormale, d'après le médecin allemand, est le manque de lait et de saine nourriture. Je rappelle que nous mangions surtout des pommes de terre et un
peu de pain allemand, dit Brout (...)
Affiche montrant une partie d'une autre affiche de propagande allemande qui
est caricaturée par la presse française .
Bibliographie:
Une famille méricourtoise sous l'occupation 1914-1918
GAUHERIA n°67http://gauheria.canalblog.com/
Contributeur: Alain
lundi 1 novembre 2010
Méricourt 62680 Les activités scolaires durant la Grande Guerre
Lors du conflit 14/18 les communes situées à moins de 10km de part et d'autre de la ligne de front ont,dans de nombreux cas, été évacuées, dévastées, ou désertées par la population. Il est juste de penser que les activités scolaires furent très affectées, voires insignifiantes ou inexistantes. C'est sûrement le cas dans le département du Pas-de-Calais où le front s'étendait sur la ligne Béthune-Lens, Arras-Douai, dans la partie la plus dense du département.
En février 1915 ,à Loos-en-Gohelle(Pas-de-Calais), les autorités allemandes
ordonnent à Emilienne Moreau,qui avant la guerre voulait devenir institutrice, d'ouvrir une école improvisée dans une cave pour faire classe
aux enfants de Loos-en-Gohelle.
A Lens Bertin Duquesnoy, instituteur-directeur d'école,blessé civil de guerre ( il avait été touché à la tête par un éclat d'obus français le 15 juillet 1915 ) n'eut de cesse, une fois rétabli, d'offrir aux enfants de Lens une instruction qu'ils ne pouvaient plus trouver dans les écoles en raisons des contraintes de l'occupant et les dangers permanents dus aux bombardements
Problèmes
Poids d'aprés la capacité Une lessiveuse pèse vide 9kg. Elle a une contenance de 86 l. Combien pèset-t-elle si on la remplie d'eau à moitié ?
On verse dans un arrosoir 50 dl d'eau, puis un 1 dal. Le poids total de l'arrosoir est alors de 19 kg. Quel est le poids de l'arrosoir vide ?
Capacité d'aprés le poids Un seau pèse, vide, 2350 g. Plein d'eau, il pèse 10kg,500. Qu'elle est sa capacité ?
Un tonneau pèse,vide, 35kg. Plein de vin, il pèse 235 kg. Si, pratiquement on admet que 1l de vin pèse 1kg, quelle est la valeur du vin contenu dans ce tonneau au prix de 275f l'hectolitre ?
Du 17août au 28 novembre 1918, Bertin Duquesnoy rédigea 92 poèmes qu'il regroupa sous le titre A la barbe des boches
Il est le seul, à notre connaissance, qui nous révèle l'identité de la première victime militaire française tuée à Lens le 4 octobre 1914.
Un superbe dragon, très brun, de bonne taille...
Vingt-deux ans si j'en crois sa médaille...
Il était arrivé chez nous quand le destin
Le frappa d'une balle en face de la gare.
Il s'agit d'Edmond- Henri- Fernand Liles du 22ème dragon, né à Blois le 25 septembre 1891. Le poème s'intitule "Combat de Lens. La première victime".
Une seonde victime,civile, est tuée le même jour:
La seconde, ce fut une humble jeune fille...
Les Allemands, postés tout en haut du talus
Qui s'incline vers Lens venant du cimetière
Tiraient sur les Français disséminés derrière
Le canal de la Deûle, aux abords du chemin
De halage. C'est là que d'une balle au sein
La pauvre enfant qui se coiffait à sa fenêtre...
Fut soudain, par l'un d'eux, foudroyée !
Il s'agit d'Anna-Julia Olivier, domiciliée à Sallaumines, mais née à Lens le 3 novembre 1894.Elle est enterrée au cimetière de Lens -Est
C.R.W. Nevinson , A Taube 1916-17 huile sur toile
Bibliographie consultée:
Ginette HAY
Le poète lensois Bertin Duquesnoy dans la Grande Guerre
Revue GAUHERIA n°67 http://gauheria.canalblog.com/
Contributeur: Alain
En février 1915 ,à Loos-en-Gohelle(Pas-de-Calais), les autorités allemandes
ordonnent à Emilienne Moreau,qui avant la guerre voulait devenir institutrice, d'ouvrir une école improvisée dans une cave pour faire classe
aux enfants de Loos-en-Gohelle.
A Lens Bertin Duquesnoy, instituteur-directeur d'école,blessé civil de guerre ( il avait été touché à la tête par un éclat d'obus français le 15 juillet 1915 ) n'eut de cesse, une fois rétabli, d'offrir aux enfants de Lens une instruction qu'ils ne pouvaient plus trouver dans les écoles en raisons des contraintes de l'occupant et les dangers permanents dus aux bombardements
Problèmes
Poids d'aprés la capacité Une lessiveuse pèse vide 9kg. Elle a une contenance de 86 l. Combien pèset-t-elle si on la remplie d'eau à moitié ?
On verse dans un arrosoir 50 dl d'eau, puis un 1 dal. Le poids total de l'arrosoir est alors de 19 kg. Quel est le poids de l'arrosoir vide ?
Capacité d'aprés le poids Un seau pèse, vide, 2350 g. Plein d'eau, il pèse 10kg,500. Qu'elle est sa capacité ?
Un tonneau pèse,vide, 35kg. Plein de vin, il pèse 235 kg. Si, pratiquement on admet que 1l de vin pèse 1kg, quelle est la valeur du vin contenu dans ce tonneau au prix de 275f l'hectolitre ?
Du 17août au 28 novembre 1918, Bertin Duquesnoy rédigea 92 poèmes qu'il regroupa sous le titre A la barbe des boches
Il est le seul, à notre connaissance, qui nous révèle l'identité de la première victime militaire française tuée à Lens le 4 octobre 1914.
Un superbe dragon, très brun, de bonne taille...
Vingt-deux ans si j'en crois sa médaille...
Il était arrivé chez nous quand le destin
Le frappa d'une balle en face de la gare.
Il s'agit d'Edmond- Henri- Fernand Liles du 22ème dragon, né à Blois le 25 septembre 1891. Le poème s'intitule "Combat de Lens. La première victime".
Une seonde victime,civile, est tuée le même jour:
La seconde, ce fut une humble jeune fille...
Les Allemands, postés tout en haut du talus
Qui s'incline vers Lens venant du cimetière
Tiraient sur les Français disséminés derrière
Le canal de la Deûle, aux abords du chemin
De halage. C'est là que d'une balle au sein
La pauvre enfant qui se coiffait à sa fenêtre...
Fut soudain, par l'un d'eux, foudroyée !
Il s'agit d'Anna-Julia Olivier, domiciliée à Sallaumines, mais née à Lens le 3 novembre 1894.Elle est enterrée au cimetière de Lens -Est
C.R.W. Nevinson , A Taube 1916-17 huile sur toile
Bibliographie consultée:
Ginette HAY
Le poète lensois Bertin Duquesnoy dans la Grande Guerre
Revue GAUHERIA n°67 http://gauheria.canalblog.com/
Contributeur: Alain
mercredi 27 octobre 2010
Méricourt 62680 la Grande guerre la vie sous l'occupation dans les corons de la fosse 3
Arthur Martial LECOMTE raconte
(...) Je veux vous dire un mot aussi sur notre grenier dans lequel se trouve
le colombier de mon père. A peine arrivés les Allemands ont exigé que tous les pigeons voyageurs soient tués. On devine avec quelle peine les épouses ont dû tuer tous les pigeons et ceci sous contrôle des occupants. Je me souviens que ma mère ne voulait pas tuer une pigeonne rousse que mon père aimait particulièrement pour sa grande valeur au long concours. Elle avait notamment à son palmarès un premier premier prix sur Bordeaux.
Ma mère l'avait dissimulée dans une malette en toile, sous ses jupons. Elle a failli être jugée et emprisonnée pour cette tentative de désobéissance et notre pigeonne a été étranglée par l'Allemand qui surveillait ce massacre.
Cet épisode de l'occupation a été évoqué bien souvent au cours de conversations entre mes parents et amis, bien longtemps après la guerre.
A cette évocation,on rit mais, au moments des faits, et surtout devant les Allemands, les coeurs se sont bien souvent serrés autant que des points impuissants (...)
La mère d'Arthur Lecomte s'en est tirée à bon compte: le 23 août 1915, l'ouvrier liévinois Paul Buisière était passé par les armes pour avoir caché des pigeons voyageurs. Voir l'affiche ci-dessous.
Sources:
revue Gauheria n° 67- Une famille méricoutoise sous l'occupation 1914-1918
Otto Dix" Selbstbildnis mit Artillerie-Helm" ( autoportrait au casque d'artilleur -1914) huile sur papier
Contributeur : Alain
(...) Je veux vous dire un mot aussi sur notre grenier dans lequel se trouve
le colombier de mon père. A peine arrivés les Allemands ont exigé que tous les pigeons voyageurs soient tués. On devine avec quelle peine les épouses ont dû tuer tous les pigeons et ceci sous contrôle des occupants. Je me souviens que ma mère ne voulait pas tuer une pigeonne rousse que mon père aimait particulièrement pour sa grande valeur au long concours. Elle avait notamment à son palmarès un premier premier prix sur Bordeaux.
Ma mère l'avait dissimulée dans une malette en toile, sous ses jupons. Elle a failli être jugée et emprisonnée pour cette tentative de désobéissance et notre pigeonne a été étranglée par l'Allemand qui surveillait ce massacre.
Cet épisode de l'occupation a été évoqué bien souvent au cours de conversations entre mes parents et amis, bien longtemps après la guerre.
A cette évocation,on rit mais, au moments des faits, et surtout devant les Allemands, les coeurs se sont bien souvent serrés autant que des points impuissants (...)
La mère d'Arthur Lecomte s'en est tirée à bon compte: le 23 août 1915, l'ouvrier liévinois Paul Buisière était passé par les armes pour avoir caché des pigeons voyageurs. Voir l'affiche ci-dessous.
Sources:
revue Gauheria n° 67- Une famille méricoutoise sous l'occupation 1914-1918
Otto Dix" Selbstbildnis mit Artillerie-Helm" ( autoportrait au casque d'artilleur -1914) huile sur papier
Contributeur : Alain
jeudi 21 octobre 2010
Méricourt 62680 la Grande guerre les vivants et les morts
A la mi-octobre 1914, les deux tiers du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est sous la domination de l'armée allemande. Jusqu'en 1918, le régime d'occupation se caractérise par la mise en place d'un véritable pillage économique.
Les officiers et la troupe sont le plus souvent logés chez l'habitant. Au début de la guerre les habitants sont tenus de nourrir l'occupant.
(...) Voici donc les Allemands arrivés dans notre pauvre commune de Méricourt. Ils s'intallent. Des chiffres à la craie sont faits par eux sur les portes de notre maison. On apprendra plus tard que ces chiffres indiquent le nombre de soldats qui logeront chez nous. Toutes les maisons sont ainsi occupées et les protestations sont repoussées sans ménagement.
Les fins d'alerte sont faites par coups de sifflet et, quand on entend les soldats rejoindre leurs chambres, nous remontons des caves pour essayer de nous réchauffer dans la petite chambre que nous ont laissée les 12 Allemands qui se sont emparés des deux pièces du 1er étage et du grenier(...)
Les habitants sont astreints au travail forcé. Les enfants n'échappent pas
à certaines corvées comme la collecte des graines d'églantine, d'orties ou
de boites de conserves au profit de l'occupant !
Bibliographie:
Une fammille méricourtoise sous l'occupation 1914-1918 - Revue GAUHERIA
Contributeur Alain
Les officiers et la troupe sont le plus souvent logés chez l'habitant. Au début de la guerre les habitants sont tenus de nourrir l'occupant.
(...) Voici donc les Allemands arrivés dans notre pauvre commune de Méricourt. Ils s'intallent. Des chiffres à la craie sont faits par eux sur les portes de notre maison. On apprendra plus tard que ces chiffres indiquent le nombre de soldats qui logeront chez nous. Toutes les maisons sont ainsi occupées et les protestations sont repoussées sans ménagement.
Les fins d'alerte sont faites par coups de sifflet et, quand on entend les soldats rejoindre leurs chambres, nous remontons des caves pour essayer de nous réchauffer dans la petite chambre que nous ont laissée les 12 Allemands qui se sont emparés des deux pièces du 1er étage et du grenier(...)
Les habitants sont astreints au travail forcé. Les enfants n'échappent pas
à certaines corvées comme la collecte des graines d'églantine, d'orties ou
de boites de conserves au profit de l'occupant !
Bibliographie:
Une fammille méricourtoise sous l'occupation 1914-1918 - Revue GAUHERIA
Contributeur Alain
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