mercredi 15 avril 2015

Méricourt 62680 Rue Guy Courty ou rue Courty Guy



Au sens large la toponymie est l'étude des noms de lieux. A travers elle, c'est l'histoire locale, l'identité du territoire de Méricourt qui s'exprime comme le lieu-dit Courty-Guy et de constater la pérennité dans le temps de cette appellation.
 Les découvertes archéologiques de 1985 attestent que le village était déjà structuré entre le IX et leXI siècle. Une véritable zone d'ensillage fut mise au jour au lieu dit Courty-Guy. Cette zone comprenait une vingtaine de silo a grain enterrés ( nombre mis au jour ) en forme de cloche.
Le lieu-dit Courty Guy fait parti de l'histoire de Méricourt en ancien français les mots courtil ou  courty désignaient un jardin attenant à une ferme donc ferme = grains = silos.



La section du Courty -Guy est inscrite au cadastre de Méricourt . Alors dites moi pourquoi cette rue fut nommée rue Guy Courty ( illustre inconnu).

                                                         Place du Courty-Guy - Collection privée

jeudi 9 avril 2015

Méricourt 62680 Mes jacinthes parfumées




La jacinthe est une ravissante plante à bulbe qui annonce l'arrivée du printemps et des beaux jours. Sa fleur originale mais surtout son parfum font mon bonheur.


 
                                                     La jacinthe exprime la joie d'aimer

samedi 4 avril 2015

Méricourt 62680 Hier rue des Mouchons aujourd'hui rue Pasteur

 A Méricourt les dénominations des rues étaient très anciennes, parfois surprenante comme la rue des mouchons . Un mouchon étant un moineau en patois local. Mais aussi à l'origine un chemin qui menait de la ville de Lens vers les localités de  Acheville- Gavrelle
En 1911 la rue des mouchons est devenue la rue Pasteur. A cette époque la rue est bordées par 59 habitations occupées par 60 ménages soit  255 personnes.


                                            Méricourt la rue Pasteur vers 1960 - collection privée





                                           Méricourt la rue Pasteur en 2015 - photo jean -claude


   
                                                                                                                                     
                                                   
                    De nos jours la rue Pasteur est classée route Départementale 33 - photo jean-claude


Sources Archives du Pas de calais  Recensement de la population Méricourt 1911 M 3668


samedi 21 mars 2015

Méricourt 62680 - Ma mère est décédée le mercredi 11mars 2015


Depuis deux années notre mère était grabataire. Son important handicap nous a conduit mon frère est moi à devenir des (ses) aidants naturels. Nous avons aidé notre mère pendant deux années sans avoir de répit. Ce qui n'était pas sans conséquence sur le plan physique.
C'est la grabatisation qui a conduit notre mère à la mort.

Ma mère Simone est née en 1927 dans la rue d'Aubigny de la Cité 6 de Calonne - Ricouart . Ses parents ne se doutaient pas qu'ils avaient devant eux l'ainée d'une grande famille de cinq enfants.
Mais pressentant l'agrandissement de la famille, les parents habitèrent une maison plus vaste au n°57 de la rue d'Hesdin . 



Puis pour Simone vint le moment de la scolarité à l'école des filles de la cité 6 . Dès lors les événements se précipitèrent: déclaration de la guerre  et l'arrivée au foyer  d'une petite soeur en 1941 et d'un  dernier petit frère en 1942. De nature vaillante ma mère supporta courageusement les privations et les misère de la guerre. Dés la fin de sa scolarité elle fut placée comme fille de salle à l'hôpital de la Fraternité à Roubaix. Elle fut employé de maison chez des bourgeois de Fives - Lille . Durant cette periode elle connut biens des angoisses lors des bombardements de la gare de Fives.
Pendant ces années noires elle connut Clotaire celui qui allait devenir son mari. 


          trieuses de charbon

 A la fin de la guerre elle quitta son travail dans le Nord et revint à la maison familiale pour se faire embaucher comme trieuse à la fosse 6 de la compagnie des Mines de Marles. Elle revêtit les bleus de travail du mineur et ses petites mains furent écorchées par les cailloux et les "gaillettes".







                                          


Clotaire demanda sa main et le mariage fut célébré en 1946 en la chapelle St Paul  de la cité 6.
Contre vents et marées,Simone conservera son emploi ( la coutume dans les mines voulait que les femmes abandonnent leur travail au lendemain de leur mariage). Elle poursuivra son activité comme lampiste. Mes parents vont habiter dans un baraquement de la cité du bois du Rietz à Divion. En 1953 mon père est muté à la fosse 3/15 de Méricourt. C'est le déménagement la famille
s'installe rue Jussieu dans un logement du type Camus. La séparation du reste la famille est adoucie par le confort de la maison ( les toilettes sont à l'interieur!)


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En 1955 survint la naissance de mon frère. Celui-ci élevé, Simone se remet à la recherche d'un boulot. Elle devint la tornade blanche de la région : lessives , entretien d'un magasin, remplacement des femmes de ménage dans les différents dispensaires des mines, balayeuse à l'école Pierre et Marie Curie. En 1969 elle obtint un poste d'agent spécialisé au collège Henri Wallon de Méricourt où elle exerça jusqu'au moment de sa retraite le 1er octobre 1987.





Simone, notre mère, pour tout l'amour que tu nous a donné, pour l'exemple de ta vaillance, de ton courage à affronter les mauvais coups du sort, tes deux fils te remercient. Repose en paix Simone



jeudi 5 mars 2015

Méricourt 62680 Catastrophe du 10 mars 1906 - Les 14 rescapés







Le samedi 10 mars 1906  une terrible explosion affecta  les fosses  3 de Méricourt - 4 de Sallaumines et 10 de Billy -Montigny qui appartenaient toutes à la  Cie des mines de Courrières.




Le drame est d'autant mal vécu que le  délégué à la sécurité, Pierre Simon dit Ricq, avait prévenu des risques liés à la forte concentration de gaz dans les galeries.





Dans ces conditions on comprend que la réapparition de survivants, vingts jours plus tard , de survivants fasse figure de miracle. 





Pendant près de trois semaines ces treize ouvriers mineurs et galibots ont erré, rampant dans les galeries obstruées par les éboulements. Plus extraordinaire un quatorzième survivant Auguste -Pierre Berthon, mineur à la fosse 4 de Sallaumines fut retrouvé vivant le 04 avril 1906 .

Les 13 rescapés remontés à la fosse 2 de Billy Montigny sont :

BOURSIER Léon né le 11 décembre 1886 - Méricourt - Célibataire - 

CASTEL Louis  né le 26/12/ 1883 - Méricourt- célibataire - Reprend le travail à la mine en 1913

COUPLET Honoré né le 18/04/1886 Croix-Nord- Reprend le travail en 1907 à la fosse 4

DANGLOT César né le 01/04/1878 Lourches-Nord-  Reprend le travail  Novembre 1906





                                            DUBOIS Albert né le 14/02/1889 Anzin - Nord -              

                                            Fils de Emile et de Monart Virginie
                                            Embauché le 03/07/1905 en qualité de hercheur
                                            Rescapé de la catastrophe n'a pas repris le travail
                                            Soldat au 43ème Régiment d'infanterie il est tué le 
                                            13/05/1917 au combat de Jonchery.

LEFEFBVRE Elie né le 16/10/1868 Hénin -Liètard - Reprend le travail  Octobre 1906

MARTIN Joseph né le 28/01/1890 - Méricourt - Reprend le travail  Décembre 1906

NENY Henri  né le 24/04/1868 - St Eloy les Mines - Reprend le travail  Novembre 1907

NOIRET Romain né le 09/01/1873/ - LENS - N'a pas repris le travail

PRUVOST Anselme né le 24/02/1891 - Denain - Reprend le travail en 1907

PRUVOST Charles né le 09/06/1861 - Denain - Père de PRUVOST Anselme

VANHOUDENHOVE  Léon  né le 02/09/1888 Gilly - Belgique - Reprend le travail  Aoùt 1909

WATTIEZ Henri né le 27/10/1878 - Dorignies - Nord - Reprend le travail  Novembre 1906

Et BERTHON Pierre Auguste né le 13/02/1874 - Montvicq - Allier- Remonté 25 jours après la catastrophe à la fosse 4 de Sallaumines . Reprend le travail en 1908











dimanche 15 février 2015

Méricourt 62680 Logement insolite






Vers 1960, à Méricourt, un  wagon logement fut installé rue Ferrer. C'est d'abord le wagon qui fut implanté. Ensuite une extension en dur est venue se greffer sur l'ancien wagon. A l'arrière plan un des chevalements de la fosse 4/5 Sud. Aujourd'hui  en lieu et place du wagon une maison en briques . 



jeudi 5 février 2015

Méricourt 62680 - Fosse 5 de Sallaumines une aquarelle de Max Gehlsen



Une exposition virtuelle, réalisé à partir d'un fond d'archives privées inédit conservé aux Archives départementales du Pas-de-Calais, revient sur le parcours d'un peintre allemand Max Gehlsen.
Formé aux Beaux Arts de Hambourg  il est mobilisé en septembre 1916 non comme soldat mais pour illustrer les paysages conquis par l'Allemagne.


                             Max Gehlsen  Fosse 5 de Sallaumines 14janvier 1916, aquarelle sur carton 13,5 x 20 cm

Au centre de la compostion, le chevalement et une cheminée permettent d'identifier les lieux. Un carreau de mine auquel sont accoler les maisons des ouvriers mineurs regroupés en corons

Cette aquarelle est l'une des oeuvres peintes par Max Gehlsen qui représentent des paysages du bassin minier. Ces complexes industriels faisaient , avant le début de la guerre, la richesse et la fierté de la région.



                                                                                   Sallaumines la fosse 5 vers 1960 - Collection privée

                                                                     

Sources:Archives du Pas-de-Calais Exposition virtuelle