jeudi 14 avril 2011

Méricourt 62680 Les familles italiennes de la fosse 3 en 1968




Les immigrés nés en Italie sont arrivés, pour la majorité d'entre eux, après la seconde guerre mondiale pour participer à la reconstruction de la France par accord entre les deux pays. Ils sont plus de 22000  dans la région Nord-Pas-de-Calais au début des années 50.
En 1968 Méricourt comptait 13416 habitants dont 586 ressortissants Italiens qui, pour un grand nombre,étaient installés dans la cité du Maroc de la fosse 4/5 Sud.
D'autres Italiens travaillant à la fosse 3/15 demeuraient avec leurs familles à Méricourt-corons.



                 Méricourt 62680 vue aérienne de la cité de la cité du 3/15

                 Quelques familles italiennes de la fosse 3/15 en 1968    

rue de Sallaumines :

Cipriano CERAULO  de Comitini - Sicile
x avec Thérèse GRASSAGLIATA


Gaetano D'AMICO  de Comitini- Sicile
x avec Madaléna CERAULO


Rocco ZANNI de Barri
x avec Catherine FARDELLO


                                                                         Cominiti - Italie
Pavillon n°2

Dominico COLINETTI originaire de Sora          Ville de Sora
x avec Gisèle LABERGRIS

Ville de Rotonda   Victorio MANCO originaire de Rontonda x avec Carméla AGOSTINO de Giousa

Pascal TAVERNESSE de Grotteria x Hélène MATYKOWSKY

Pavillon n °4

                                                                   
Franceso PETROLO  x Nunziata AGOSTINO  


Fransco FUCA originaire Aragona - Sicile                    
x avec Pietra SEIFO de Aragona

rue du chemin de fer :

Andréa CRISCIONE  originaire de Musso-Lombardie x avec Rose DELLI

Michel PULITANO originaire de Mélito-Porto Salvo Calabre
x avec Dominique BARREKA Ville de Melito di Porto Salvo

rue de l'Eglise :

Rocco SAN FILIPPO originaire de Riési x avec Angela RIZZO de Riési

cité des Cinquante :

Fréderico MASTROIANNI originaire de Gizzeria Calabre
x avec Philomène ROCCA Ville de Gizzeria




                         Méricourt 62680  fosse 3/15 la cité des Cinquante

Sources :

Méricourt dénombrement de la population 1968

Contributeur :  Alain




samedi 9 avril 2011

Méricourt 62680 9 avril 1917 bataille de Vimy - Evacuation de la population


Le lundi de Pâques, 9 avril 1917, à la suite d'un effroyable pilonnage d'artillerie. Les Canadiens emportent la crête de Vimy;.Aprés avoir envisagé de quitter le secteur les Allemands font évacuer  les populations de la région de Lens .

Une retraite des Allemands ? Arhur-Martial LECOMTE raconte :
Et puis un jour, il y a un grand remue-ménage. On voit les Allemands courrir dans tous les sens. Ils paraissent excités, énervés, les gradés sont constamment avec la troupe. Le matériel est rassemblé, les chevaux sont préparés , harnachés, la place de l'église est transformée en lieu de rassemblement de tout le matériel. Les Allemands font rentrer les civils dans leurs maisons avec interdiction d'en sortir. Cependant dans la soirée, nous percevons le bruit du canon dans la direction de Vimy, du lieu-dit La Gueule d'Ours, de Willerval, prés de Méricourt-sous-Lens. Ce n'est pas très loin de chez nous.
Les Allemands rassemblent tous les civils dans l'église. Nous nous doutons que les Alliés ont attaqué et avancé  dans cette partie du front. Les Allemands qui se sont préparés à partir reçoivent des renforts importants.


Dans l'attende de l'évacuation. Cette évacuation décidée par les Allemands est immédiatement exécutoire. Une partie de la population est évacuée. La direction connue est la Belgique. Tout le monde est en émoi, car on se demande ce que cela peut cacher. Pourquoi une partie de la population?
Est-ce que les familles vont être séparés ? Toutes les rumeurs ne sont pas faites pour amener un peu de sérénité dans l'esprit des familles. Enfin une nouvelle se précise. Les familles qui évacueront seront embarquées en gare de Billy-Montigny. Un jour cette évacuation est décidée et les corons sont coupés en deux parties sans distinction des liens des familles. C'est un ainsi que ma mère voit partir ses soeurs aînées et ses deux grands-mères.


L'évacuation générale est arrivée en pleine nuit. Les soldats Allemands sont passés dans toutes les maisons pour faire sortir tout le monde à grand renfort de Raus, Raus.

Sources:

Revue Gauheria n°67 Une famille méricourtoise sous l'occupation 1914-1918
www.gauheria.com/

Dessin de Lucien Jonas
Contributeur: Alain




jeudi 31 mars 2011

Méricourt 62680 école Pasteur classe du Certificat d'études 1956


            Méricourt 62680 Ecole Pasteur - classe du Certificat d'études 1956

                            Système métrique - Mesures réelles de capacité

Pour mesurer les graines, les légumes, on emploie une série de onze mesures :

                                      - le demi décilitre ou 5 cl -
                                      - le  décilitre-
                                      - le double décilitre -
                                      -  le demi- litre ou 5 dl -
                                      -  le litre -
                                      - le double litre -
                                      - le demi - décalitre -
                                      - le décalitre -
                                      - le double décalitre -
                                      -  le demi- hectolitre -
                                      - l'hectolitre -


      

Exercice d'actualité

Combien remplirait-on de bibons de 1 double-litre avec 1 décalitre de pétole ? Avec 1 double décalitre ? Avec 6 dal ? Avec 1hl ? Avec 1 demi- hectolitre de pétrole ?





dimanche 27 mars 2011

Méricourt 62680 Grande Guerre nécrologie printemps 1915


                 Méricourt 62680 le Monument aux Morts vers 1960




<< Le soir rentrent exténués, les camarades qui reviennent de la corvée des morts. Ils sont sous l'impression du spectacle horrible qu'ils ont vus: les morts pétrifiés, noirs , enflés, horribles, et hélas !
Nos camarades ,nos pauvres camarades fauchés par centaines, méconnaissables, hideux. Et les histoires macabres ou tristes continuent leur train . >>

Marc Delfaut carnets de Guerre d'un hussard noir de la République                   


                       Soldats Méricourtois tués en Mars 1915                     
                                                      




                                                                                             
DOREZ Ernest-Philippe-Joseph                                       
né le 01/05/1887 Méricourt                                                   
fils de Octave et de Adolphine DELOFFRE
Caporal au 18ème Bataillon de chasseurs, tué au combat  
le 02/03/1915 Mesnil-les-Hurlus - Marne





WILLERVAL Paul - Louis - Joseph
né le 15/12/1880 Méricourt
fils de François et de Angele SALOPE
marié avec Lucienne TAVERNIER
Caporal au 33ème RI, tué au combat
le 02/03/1915 Perthes-les-Hurlus - Marne



DELBAERE François
né le 06/07/1891 Méricourt
fils de Octave et de Joséphine BIRAMBEAU
Sergent-Major au 127ème RI
tué au combat le 03/03/1915
 Minaucourt - Marne


MOINET Anatole-Joseph
né le 26/11/1894 Hénin-Liétard- Pas-de-Calais
fils de Anatole et de Catherine CRESSON
Soldat au 31ème Bataillon de chasseurs
tué au combat le 05/031915
bois de Bouvigny Pas-de-Calais


      
      
Gassed and wounded (gazés et blessés) - huile sur toile- Eric Kenninton

Sources:

Etat civil mairie de Méricourt 62680

site  Mémoire des Hommeswww.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
 
































vendredi 18 mars 2011

Méricourt 62680 La rue du 19 mars 1962 . Pour se souvenir



            Octobre 1972 la Municipalité inaugure la rue du 19 mars 1962

            Se souvenir, c'est arracher l'ignorance, tisser le fil de l'histoire

                                      Aujourd'hui trois rues de
                                     Méricourt portent le nom
                                     de Claude Réveillon, J.C Lampin
                                     et Gérard Demory.


      





Jean-Claude LAMPIN

Trois mois après son arrivée à Sétif, en Algérie, il est tué le
20 juillet 1959 lors de l'opération "Jumelles". Il avait 20 ans











Débarqué à Casablanca le 2 décembre 1955
Tué le 23 décembre 1955 sur le territoire
de Ouarzazat au Maroc









Sources:

Magazine d'informations de la ville de Méricourt - Mai 1993
Contributeur: Alain


jeudi 17 mars 2011

Méricourt 62680 Classes du Certificat d'Etudes Primaires


                   Méricourt-Ecole Schweitzer 1957 - Les lauréats du "certif"

Etabli dans les années 1860, le Certificat d'Etudes Primaires Elémentaires est le premier diplôme exigé pour entrer dans l'administration. Au programme des problèmes de mathématiques, une dictée ( gare à ceux qui commettent plus de cinq fautes ), une rédaction, de l'agriculture, ou du dessin pour les garçons et de la couture pour les filles à l'écrit.
Bref tout ce qu'il n'est pas permis d'ignorer .
Le certificat peut se passer à partir de 11ans et permet à ceux qui l'obtiennent d'arrêter l'école avant l'âge de 13ans. Mais les meilleurs peuvent obtenir une bourse pour poursuivre leur scolarité. L'épreuve évolue par la suite, elle cesse à partir de 1970 pour disparaitre définitivement en 1989.


                 Méricourt- Ecole Saint Exupéry- 1962- Lauréates du "certif"


jeudi 3 mars 2011

Méricourt 62680 Pierre Simon dit Ricq


                                17 janvier 1925  La mort d'un héros

C'est par ce titre que j'ai appris la mort de Pierre SIMON dit Ricq dans le journal le Libertaire.
Qu'il me soit donc permis ici de rappeler quelques passages de la vie de ce brave - quoique BROUTCHOUX
soit mieux placé que moi pour le faire, l'ayant mieux connu - et qui pourrait servir d'exemple à beaucoup de jeunes militants.
D'abord, c'est en 1906, le 10 mars au matin, se chamaillant avec les ingénieurs de la Compagnie des mines de Courrières pour empêcher la descente des ouvriers mineurs, préssentant l'effroyable catastrophe, descente qui s'effectua malgré ses vives protestations, on sait le reste l'inévitable arriva 1099 morts. Son dévouement n'eut pas de limites pour tenter d'arracher ses camarades des entrailles de la terre, victimes des ogres de la mine. Puis, après et pour le récompenser de son dévouement, vint le simistre CLEMENCEAU lui offrir la Légion d' Honneur. Oh ! stupéfaction , SIMON refuse , ne voulant pas être classé parmi les voleurs et les assassins, remercia CLEMENCEAU d'avoir à porter ses décorations au fameux JALUZOT de triste mémoire et, sur l'insistance du ministre pour le faire accepter, il lui déclara formellement qu'il la mettrait plutôt à la queue de son chien .


Puis, plus tard, vinrent les manifestations contre la vie chère, la encore, il se montra à la hauteur de la situation
Chaque matin, escorté des ménagères de MERICOURT et des environs, un grand livre sous le bras, il se rendait chez tel fermier, tel épicier ou tel marchand de chaussures ou de vêtements et vendait aux enchères les marchandises à des prix abordables et remettait ensuite la somme ainsi ramassée aux mercantis et le tour était joué.
Puis vint  la guerre de brave qu'il était pour le fameux CLEMENCEAU, il fut arrêté le 1er août 1914, en vertu du carnet B. Incarcéré sous l'inculpation d'espionnage et d'association de malfaiteurs, il vint nous rejoindre B.BROUTCHOUX, E. BEUDOT et d'autres camarades dont je ne rappelle plus les noms à la prison de Béthune, dire les insultes dont il fut l'objet, ainsi que nous mêmes, c'est inénarrable; il fut trimballé dans toutes les prisons du Nord de la France, pour enfin échouer à la Santé, où le tabac ne nous manqua pas ( hein, Benoit ? )
Voilà expliquées succintement quelques phases de la vie du camarade P. SIMON

                                                                                        C. VALLEZ

Sources :
Journal Le Libertaire Janvier 1925