vendredi 18 mars 2011

Méricourt 62680 La rue du 19 mars 1962 . Pour se souvenir



            Octobre 1972 la Municipalité inaugure la rue du 19 mars 1962

            Se souvenir, c'est arracher l'ignorance, tisser le fil de l'histoire

                                      Aujourd'hui trois rues de
                                     Méricourt portent le nom
                                     de Claude Réveillon, J.C Lampin
                                     et Gérard Demory.


      





Jean-Claude LAMPIN

Trois mois après son arrivée à Sétif, en Algérie, il est tué le
20 juillet 1959 lors de l'opération "Jumelles". Il avait 20 ans











Débarqué à Casablanca le 2 décembre 1955
Tué le 23 décembre 1955 sur le territoire
de Ouarzazat au Maroc









Sources:

Magazine d'informations de la ville de Méricourt - Mai 1993
Contributeur: Alain


jeudi 17 mars 2011

Méricourt 62680 Classes du Certificat d'Etudes Primaires


                   Méricourt-Ecole Schweitzer 1957 - Les lauréats du "certif"

Etabli dans les années 1860, le Certificat d'Etudes Primaires Elémentaires est le premier diplôme exigé pour entrer dans l'administration. Au programme des problèmes de mathématiques, une dictée ( gare à ceux qui commettent plus de cinq fautes ), une rédaction, de l'agriculture, ou du dessin pour les garçons et de la couture pour les filles à l'écrit.
Bref tout ce qu'il n'est pas permis d'ignorer .
Le certificat peut se passer à partir de 11ans et permet à ceux qui l'obtiennent d'arrêter l'école avant l'âge de 13ans. Mais les meilleurs peuvent obtenir une bourse pour poursuivre leur scolarité. L'épreuve évolue par la suite, elle cesse à partir de 1970 pour disparaitre définitivement en 1989.


                 Méricourt- Ecole Saint Exupéry- 1962- Lauréates du "certif"


jeudi 3 mars 2011

Méricourt 62680 Pierre Simon dit Ricq


                                17 janvier 1925  La mort d'un héros

C'est par ce titre que j'ai appris la mort de Pierre SIMON dit Ricq dans le journal le Libertaire.
Qu'il me soit donc permis ici de rappeler quelques passages de la vie de ce brave - quoique BROUTCHOUX
soit mieux placé que moi pour le faire, l'ayant mieux connu - et qui pourrait servir d'exemple à beaucoup de jeunes militants.
D'abord, c'est en 1906, le 10 mars au matin, se chamaillant avec les ingénieurs de la Compagnie des mines de Courrières pour empêcher la descente des ouvriers mineurs, préssentant l'effroyable catastrophe, descente qui s'effectua malgré ses vives protestations, on sait le reste l'inévitable arriva 1099 morts. Son dévouement n'eut pas de limites pour tenter d'arracher ses camarades des entrailles de la terre, victimes des ogres de la mine. Puis, après et pour le récompenser de son dévouement, vint le simistre CLEMENCEAU lui offrir la Légion d' Honneur. Oh ! stupéfaction , SIMON refuse , ne voulant pas être classé parmi les voleurs et les assassins, remercia CLEMENCEAU d'avoir à porter ses décorations au fameux JALUZOT de triste mémoire et, sur l'insistance du ministre pour le faire accepter, il lui déclara formellement qu'il la mettrait plutôt à la queue de son chien .


Puis, plus tard, vinrent les manifestations contre la vie chère, la encore, il se montra à la hauteur de la situation
Chaque matin, escorté des ménagères de MERICOURT et des environs, un grand livre sous le bras, il se rendait chez tel fermier, tel épicier ou tel marchand de chaussures ou de vêtements et vendait aux enchères les marchandises à des prix abordables et remettait ensuite la somme ainsi ramassée aux mercantis et le tour était joué.
Puis vint  la guerre de brave qu'il était pour le fameux CLEMENCEAU, il fut arrêté le 1er août 1914, en vertu du carnet B. Incarcéré sous l'inculpation d'espionnage et d'association de malfaiteurs, il vint nous rejoindre B.BROUTCHOUX, E. BEUDOT et d'autres camarades dont je ne rappelle plus les noms à la prison de Béthune, dire les insultes dont il fut l'objet, ainsi que nous mêmes, c'est inénarrable; il fut trimballé dans toutes les prisons du Nord de la France, pour enfin échouer à la Santé, où le tabac ne nous manqua pas ( hein, Benoit ? )
Voilà expliquées succintement quelques phases de la vie du camarade P. SIMON

                                                                                        C. VALLEZ

Sources :
Journal Le Libertaire Janvier 1925



dimanche 20 février 2011

Méricourt 62680 Catastrophe du 10 mars 1906 les victimes Belges

L'immigration belge dans l'industrie minière du Nord Pas-de-Calais était essentiellement individuelle et spontanée. Lors de l'ouverture des premières fosses, dans le bassin minier du Pas-de-Calais, les Cies étaient à la recherche d'une main d'oeuvre qualifiée connaissant parfaitement le travail  de la mine, aux multiples spécialités, dans un milieu hostile. L'économie de la formation des ouvriers mineurs était évidemment intéressante pour les toutes nouvelles compagnies minières. Des salaires attractifs et de meilleurs conditions de logements contribuaient à attirer les mineurs du Vieux Pays Noir.


La communauté Belge était importante dans les corons de Méricourt. En 1872, il s'y trouvait 178 Belges.
Beaucoup venaient des mines du Borinage ou de la région de Charleroi. Certains étant passés par les mines d'Anzin ou de Douchy, s'étant entre temps mariés et ayant fondé une famille.


Le drame du 10 mars 1906 est entré dans l'histoire sous le nom de catastrophe de Courrières. Pourtant cette terrible catastrophe a eu lieu ici, la fosse 3 de Méricourt en était l'épicentre. Il y va de la géographie comme de l'histoire; on ne les réécrit pas au gré des fantaisies et des humeurs du moment. C'est bien notre terre qui a tremblé sous le coup fatal de cette apoclypse industrielle. qui fit 1099 victimes. C'était ici , écrivons le nom de cette tragédie comme il se doit :
                                 La catastrophe du 10 Mars 1906





  Les ouvriers Belges tués le 10 mars 1906  à la fosse 2 de Billy-Montigny


  CORNET Jean-Baptiste - embauché le 24/12/1898
  O- le 22/12/1898  ? nationalité Belge - demeurant à Billy-Montigny
   fils de Emmanuel et de Laurence SIMON

  DONFUT Désiré - embauché le 23/10/1896
  O - le 25/07/1857 à Frameries Belgique, demeurant à Billy-Montigny
  X avec Désriée GODART

  DONFUT Arthur- embauché le 09/01/1900
  O - 29/12/1886  à Frameries Belgique, demeurant à Billy-Montigny
  fils de Désiré + 10/03/1906/ et de Désirée GODART

 HOYON Oscar Léon - embauché le 03/01/1898
O - 01/1885/ à Frameries Belgique demeurant à Billy-Montigny
fils de Zélie LEGRAND

 HUCHON Louis - embauché ? en qualité de bowetteur
 O - 13/04/1866  à Wasmes Belgique demeurant à Billy-Montigny
 veuf de Elise CAMUS

 TONNEAU Jean-Baptiste - embauché le 22/01/1875
 O - 02/02/1863 Bernissart Belgique demeurant à Billy-Montigny
 X avec Charlotte MAHIEUX


Les ouvriers Belges tués le 10 mars 1906 à la fosse 3 de Méricourt

ASSOIGNON Emile embauché le 26/09/1890 en qualité d'ouvrier
O - 18/07/1858 Maffles Belgique demeurant à Méricourt Lavalresse
X avec Elisabeth DEJARDIN

BOULANGER Jules -Joseph embauché le 28/10/1885 en qualité d'ouvrier
O - 29/07/1864 Blaton Belgique demeurant à Méricourt
X avec Catherine WATTIEZ

DELPLANQUE Emmanuel embauché le 16/08/1900 en qualité d'ouvrier
O - 18/05/1867 Frameries Belgique demeurant à Méricourt Lavalresse
X avec Juliette RUELLE

DELPORTE Florent embauché le 22/10/1897 en qualité d'ouvrier
O - 07/06/1872 Frameries Belgique demeurnt à Sallaumines
X avec Philomène DUFRASME

DE  MEY Henri embauché le 29/03/1895 en qualité d'ouvrier
O - 23/02/1859 Wachen Belgique demeurant à Méricourt
X avec Ismèrie COURCER

DEVOS Pierre Jean Baptiste embauché le 12/06/1902 en qualité d'hercheur
O - 20/02 1885 Roulers Belgique demeurant à Méricourt

COLMANT Louis embauché le 19/09/1898 en qualité d'ouvrier
O - 21/07/1873 Warquignies Belgique demeurant à Méricourt
X avec Adélaide BERQUEZ

GERARD Amand embauché le 21/06/1894 en qualité d'ouvrier
O - 18/10/1864 Hornu Belgique demeurant à Méricourt
X avec Catherine THIERY

LECOCQ Aphonse embauché le 08/08/1901 en qualité d'ouvrier
O - 30/07/1877 Frameries Belgique demeurant à Sallaumines
X avec Rosalie DELPORTE

LEPOINT Augustin admis ouvrier le 01/071904
O - 23/02/1874 Elonges Belgique demeurant à Sallaumines
X avec Joséphine WATTIEZ

RUBAN  Oscar embauché le 13/02/1881 en qualité d'ouvrier
 O - 30/09/1865 Frameries Belgique demeurant à Méricourt
X avec Angèle ALLART

STASSARD François embauché le 10/10/1882 en qualité d'hercheur
O - 23/07/1867 Farciennes Belgique demeurant à Noyelles sous Lens
X avec Mélanie BOURSIER

TONNEAU Emile embauché le 25/12/1882 en qualité d'ouuvrier
O - 13/10/1862 Solesmes de nationalité Belge demeurant à Méricourt
X avec Zélia COCHETEUX


Les ouvriers Belges tués le 10 mars 1906 à la fosse 4 de Sallaumines

BARBIAUX Adrien embauché le 01/08/1889 en qualité de galibot
O - 22/07/1876  Charleroi   Belgique - décés enregistré à Sallaumines
X avec Emilie- Louise PERRET

BARBIEUX Auguste - Joseph - Victor embauché  le 30/03/1903 en qualité d'ouvrier
O - 10/07/1866 Wasmes Belgique - décés enregistré à Sallaumines
X avec Adélaide LOSSON

BROEZ Albert embauché le 21/06/1892 en qualité d'ouvrier
O - 08/04/1864 Paturages Belgique demeurant à Sallaumines
X avec Louise DELAUNOIS

DEROUCK Valère Auguste embauché le 18/09/1905 en qualité d'hercheur
O - 21/12/1888  Semmersacke Belgique demeurant à Saint Laurent Blangy
fils de Henri et de Marie HERMANT

HOEFKENS Louis embauché le 19/12/1888 en qualité d'hercheur
O - 17 /06/ ?? Malines Belgique décés enregistré à Sallaumines
X avec Léonie HERNE

FOUGNIE Désiré embauché le 07/10/1903 en qualité de galibot
O - 06/10/1890 Paturages Belgique demeurant à Noyelles sous Lens
fils de Emile ( + dans la catastrophe) et de Cordule LEVAN
Les 3 frères de Désiré sont également décédés dans la catastrophe


KAISE Fernand embauché le 30/07/1904 en qualité d'ouvrier
O - 07/03/1878 Lodelinsart Belgique demeurant à Sallaumines
X avec Louisa- Philomène MASQUETIAU

STIEVENARD  Jules embauché le 14/08/1896 en qualité de galibot
O - 20/08/1882 Boussu Belgique demeurant à Sallaumines
fils de François et de Thérèse Louise BROHEE

VANDESANDE Eugène embauché le 12/07/1904 en qualité de galibot
O - 08/05/1891 Coutich Belgique - orphelin demerant à Sallaumines chez la famille CORROYER

ZOUDE Jean-Baptiste embauché le 02/02/1884 en qualité d'ouvrier
O - 09/01/ 1856 Peruwelz Belgique demeurant à Méricourt
X avec Angelique DURIEZ



                                

                                            Le Mineur Daniele DEBRAY



mardi 15 février 2011

Méricourt 62680 école Schweitzer 1954 leçon d'arithmétique


                                Les corons de Méricourt vers 1970

Jadis les corons de Méricourt étaient situés à l'extrémité N/N.E du territoire de la commune. Les corons étaient coupés du centre urbain par la division que constituait  les voies ferrées de la S.N.CF et celles des Houllières. Une seule ouverture la route nationale 43 en direction  de Lens ou Billy-Montigny.
Cette cité d'ouvriers mineurs, étaient conçue sur un plan géométrique, les rues ,se recoupant en angles droits s'ouvraient sur une vaste place carrée avec en son centre l'église St. Barbe et l'école Schweitzer. L'ensemble
était accolé aux puits de la fosse 3/15 et la gare de triage du chemin de fer de triage des Houillères.


               Méricourt 62680 une classe de l'école Schweitzer vers 1954

Leçon d'arithmétique - cours élémentaire

Problèmes

Alain, le fils du charcutier, vend des saucisses au prix de 18 f le kilogramme. Combien doit-il recevoir pour
7 kg de saucisses ? Combien doit-il recevoir pour une saucisse pesant 0 kg 45 ?

Une famille a acheté en un mois 17 pains de 2kg,5 et 16 pains de 1kg,5. Sachant que le kilogramme de pain est vendu 2 francs 25, combien cette famille a-t-elle dépensé pour le pain dans ce mois

Une salle de classe a 8 m de longueur, 6 m de largeur et 4 m de hauteur. Elle renferme 27 élèves et le maître.
De combien de mètres cubes dispose chaque personne dans cette classe ?




Sources
Photo H.B.N.P.C




lundi 7 février 2011

Méricourt 62680 Grande Guerre nécrologie Février 1915





                                 Méricourt 1917 soldats Allemands


Lors de la Guerre 14-18 la localité de Méricourt vit  stationner , en permanence, deux régiments Bavarois
( infanterie et cavalerie). Ces régiments étaient des unités de réserve. Ils furent renforcés par des unités d'artillerie . A noter la présence d'unités du génie lors de la construction de la ligne Hinderburg.

Méricourt nécrologie du mois de février 1915




DEPREZ Léon Joseph
né le 04/08/ 1889 à Méricourt Pas-de-Calais
fils de Iréné et de Robertine DEHAY
Adjudant au 33ème Régiment d'infanterie
+ le 16/02/1915 Perthes-les-Hurlus  Marne


DUMONT Florent
né le 18/08/1885 Méricourt  Pas-de-Calais
fils de Florent et de Charlotte CAPRON
marié avec Virginie DEMAUDE
Soldat au 110 ème Régiment d'infanterie, disparu au combat
le 16/02/1915 à Mesnil-les-Hurlus  Marne



  





MAILLARD Aristide François ouvrier mineur
 né le 24/03/1881 à Fresnes- Nord
 Sergent au 33ème Régiment d'infanterie
 mort des suites de blessures de guerre , le 17/02/1915 à
 Saint-Jean sur Tourbe  Marne.








VERSTRAETE Pierre Joseph
né le 17/02/1893 Armentières Nord
fils de Bruno et de Angéle LEROY
Soldat au 1er Régiment d'infanterie, tué au combat
le 17/02/1915 à  Beauséjour


                                                              

    
                                                                  






 DIEVART Etienne-Charles, ouvrier mineur
 né le 12/04/1883 Méricourt
 fils de Edouard et de Catherine GOFFART
 Soldat au 33 ème Régiment d'infanterie, tué au combat
 le 19/02/1915 Mesnil-les-Hurlus Marne







GAILLET Josué, ouvrier mineur
né le 28/04/1880 Méricourt
fils de Edmond et de Rébéca GAROT
Soldat au 33ème Régiment d'infanterie, tué au combat
le 19/02/1915 Mesnil-les-Hurlus Marne


SEBERT Henri , ouvrier mineur
né le 25//11/1893 Roellecourt  Pas-de-Calais
fils de Jules et de Maria HOCHART
Soldat au 121 ème Régiment d'infanterie, tué au combat
le 19/02/1915 Mesnil-les-Hurlus Marne






STEUX Henri-Joseph
né le 03/05/1893 Liévin Pas-de-Calais
fils de Henri et de Hortense DELCOURT
Soldat au 33ème Régiment d'infanterie, tué au combat
le 19/02/1915 Mesnil-les-Hurlus  Marne



Sources:
Etat civil Mairie de MERICOURT 62680
Site de Mémoires des Hommeswww.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

L'entonnoir en Champagne toile de Jacques Villon




jeudi 3 février 2011

Méricourt 62680 17 février 1988 la fin du chevalet de la fosse 3

La fosse 3/15 de Méricourt a remonté sa dernière << gaillette>> en 1983.  La fin de la décennie 1980  marque, une fois pour toutes, la conclusion que tous redoutaient sans en prendre vraiment conscience; je parle  ici de la fin du charbon.


        L'habitude était tellement ancrée de vivre à l'ombre des chevalets


               Méricourt le chevalet de la fosse 4  à l'arrière plan  le terril

                                               LES CHEVALETS

                                             Des grandes carcasses in fier ,                      
                                             A  côté des terrils ,
                                             Avec deux roues qu'ont l'air
                                             D'avoir bin du plaisi ,
                                              In tournant tout l'journée

                                             Mineur ou galibot ,
                                             Ch'est cha ... tes chevalets !!

                                            Ch'est par euss que té vos
                                            Si cha va bin au fond ,
                                            Si n'y a pas d'aréot
                                            Dins cheulle coupe à carbon

                                            Et , à l'heure ed l'armonte,
                                            Quand un des capes i  s' tint
                                             Là , té sais que tout l' monte
                                            Arvot  l' jour, bin contint !

                                            Les deux roues font leus tours
                                           Vingt quatre heures d'affilées
                                            Saquant du fond au jour ,
                                             L' carbon , pou nous cauffer

                                             In les crorot vivants
                                            Tous chés grands chevalets ,
                                            Quand , in les arvettiants ,
                                            In vot leurs roues tourner !

                                                              Marceau Degallaix


Le chevalet du puits n° 3 tombera  le mercredi 17 février 1988 à 16 heures 27 .

Il faut bien dire que les jeunes générations en sont déjà à se demander, ce que pouvait représenter un chevalet et à quoi servait une fosse .

Contributeur : Alain