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mercredi 15 septembre 2010

Méricourt 62680 1934 le Temps des Expulsion pour les Polonais

Aprés le désastre de la guerre 14/18, Méricourt était une localité détruite à 100%. En Mars 1919 il n'y avait aucun habitant à Méricourt ! La population ne dépasse pas 1662 habitants en 1922.
Devant l'ampleur des dégats, la remise des installations minières fut également très ralentie La reprise de l'extraction sera extrêmement lente, moins de 84000 tonnes en 1922 Cette année marque la reprise de l'exploitation de la fosse 3/15 des mines de Courrières.
La production de la fosse 4/5 des mines de Drocourt redémarrera en 1923.Les premiers émmigrés polonais arrivent à Méricourt. Ils viennent combler les "vides" causés par la Grande Guerre  dans les rangs des ouvriers français.
Dans son rapport, du 19 décembre 1924, le Préfet du Pas-de-Calais signale au Ministre de l'Interieur que 107000 polonais sont recensés dans son département.




Photographies prise lors des embauches,avec sur chaque ardoises le nom,le prénom,la date de recrutement et la fosse d'affectation.
photo X


Arrivée d'un convoi d'ouvriers Polonais en gare d'Oignies-Pas-de-Calais
Photo Roger Viollet.

En 1930 la communauté polonaise de Méricourt comptait 5584 personnes réparties dans deux cités minières
Le Maroc pour la fosse 4/5 mines de Drocourt et la cité Pierrard pour le 3/15 des mines de Courrières.
Ils s'installent avec leurs familles, leurs coutumes.






De 1931 au premier semestre 1936,130 à 140000 Polonais sont "invités" à regagner leur pays.Au fond des puits les vexations sont monnaie courante.
Les porions (agents de maitrise)exerce une pression quotidienne sur les travailleurs.L'ambiance délétère aiguise les rancoeurs.
Dans les corons,la peur de l'expulsion est constante.

Le 31 octobre 1931,dans une délibération du Conseil municipal de Méricourt
le Maire expose (...)Que les services de la Mairie et les gardes procédent en se moment au recensement de la population étrangère(...)Les premiers résultats montrent que cette population étrangère est en nette diminution(...)


Aujourd'hui rue Robespierre

En 1935, lorsque la crise fait rage,quand les mesures de protection du"travail national" ne suffisent plus l'Etat procéde à des expulsions collectives - 16334 en 1934.
Le rapatriment des ouvriers mineurs,et de leurs familles, et au frais des
compagnies minières.


Expulsion de familles polonaises à Leforest 1934 - CHM Lewarde

Ainsi se met en place un système de convois collectifs. Les rames ne partent qu'à intervalles de trois semaines environ. Ces rames sont ratachés
aux wagons de lignes régulières.Les houillères limitent le poids des bagages à 30kg par adulte et 20 kg par enfant.
Seule la Compagnie des mines de lens paye le transport des meubles du personnel qu'elle renvoie.

De juin 1936 à mai 1938 les naturalisations deviennent plus fréquents. A cet égard ce ne sont pas les Polonais qui changent d'attitude.C'est le gouvernement.

Si on idéalise aujourd'hui les capacités d'adaptation des Polonais,c'est pour mieux incriminer d'autres communautés.Elle tend aussi affacer des mémoires tous les ratés du processus d'assimilation, qui n'est jamais simple et linéaire mais complexe et chaotique.


Méricourt 62680 rue Robespierre

Sources:
Janine PONTY - Polonais méconnus
Jacques KMIECIAK - Les Polonais du Nord-Pas-de-Calais dans les Années 30
Registre des délibérations Mairie de Méricourt
Contributeur ALAIN


samedi 7 août 2010

Méricourt 62680 Eglise Sainte-Barbe reconstruction de l'église


         Cette nouvelle église fut reconstruite en 1927, selon les plans de Notre-Dame-des-Ardents d'Arras
avec transept. L'église présentait un clocher massif hors d'oeuvre en façade, le portail peint en blanc étaient en plein cintre; le tympan à treillis portait l'inscription  IHS.
Deux petites ouvertures rectangulaires étaient prolongées par les deux fenêtres effilés à abat-son. L'originalité du clocher, enserré dans une
armature métallique,tenait au jeu de briques blanches en damiers.
Une balustrade couronnait originellement ce clocher,mais elle fut ensuite
démontée et il n'en resta que les quatres balustres d'angle.
Une flèche hexagonale surmontait l'ensemble.Les faces latérales étaient
percées de deux baies en plein cintre et agrémentées de frises en damier.
Les murs gouttereaux portaient cinq fenêtres métalliques apparentes. Ces
armatures présentaient aux angles des murs l'écusson de la croix.


Interieur de l'église Sainte-Barbe

Valentin Zupancic et Stanislas Kavalar se succédèrent, quant à eux, comme aumôniers des Slovènes et des Croates pour la région d'Arras, Cambrai, Lille,Amiens et Soissons. Le presbytère et un local tranformés en chapelle
pour les émigrés étaient propriétés privées. L'église appartenait toujours
aux Houillères.
En 1982 la toiture et le clocher furent réparés. Les Polonais installèrent
un faux plafond,habillèrent le narthex de lambris et fabriquèrent des bancs
Les statues de sainte Thérèse, saint Joseph, saint Antoine, du Sacré-Coeur
de Jésus et de l'Immaculée-Conception, qui provenaient d'une mission croate
de Paris, furent déposée.
L'église, entièrement repeinte, ne resta ornée que de l'autel de Notre-Dame
-de- Czestochowa, des statues de sainte Barbe, de sainte Rita et de Notre-
Dame-de-Lourdes.



Vue aerienne de la cité du 3/15 (Méricourt-Corons) à l'époque de l'exploitation charbonnière. En haut à droite la fosse 3/15, au milieu à gauche l'église Ste. Barbe, entourée de l'école primaire Schweitzer.



L'anciene église Sainte-Barbe fut détruite le 02 octobre 1997 pour raisons
de sécurité !
                                                          
                                             L' Eglise Sainte-Barbe  rue de Dourges




La construction de la nouvelle église Ste.Barbe est dûe à l'incontounable
décision de destruction de l'ancienne église.
D'architecture contemporaine aux aspects traditionnels inhérants à un lieu
aussi symbolique qu'une église,l'ensemble de l'équipement, d'une surface
de 665 m2 est bâtie en façade de la rue de Dourges.
La cloche, le portail et les vitraux sont originaires de l'ancienne église.








Installée, dans la nouvelle église, une sculpture crée en Pologne à Katowice, et offerte par la municipalité de Tarnowskie Gory, ville jumelée
à Méricourt.

Source bibliographiques:

Les dossiers de GAUHERIA n°6
Eglises et Chapelles des compagnies houillères en Artois
E.DUBOIS - T. LEFEBVRE (+)

crédit photos: Service communication ville de Méricourt 62680

contributeur : Alain



vendredi 4 juin 2010

Méricourt 62680 des Méricourtois au coeur du folklore polonais




C'est en 1939 qu'une institutrice Méricourtoise, Madame Janine Jankowski, dite"Pani", d'origine
polonaise créa avec ses élèves une troupe de chanteurs et danseurs. Chaque année, la fête de Noel réunissait parents et enfants et amis lors d'une grande festivité où les participants produisaient un spectacle issu du folklore polonais.
Il n'était pas rare que des générations d'une même famille participaient à l'évolution du groupe. Les
costumes étaient de rigueur. Ils venaient de Pologne.





En 1970, l'association est dirigée par un bureau dont Madame Jankowski est la Présidente d'honneur. A cette époque certains danseurs fréquentent les cours pour instructeurs de groupes
folkloriques polonais.
De plus, les sorties et spectacles viennent couronner leurs efforts. Ils se connaissent depuis de
nombreuses années. Pour beaucoup d'entre eux ils ont fréquenté les écoles de méricourt et le
collège Henri Wallon.
Pendant un mois, aux grandes, ils s'en vont au " Pays" à LUBLIN plus exactement.





Ils vont s'imprégner de la culture et du folklore, apprendre des brides de danses et de chants, qu'il
faudra "recoller, arranger" en France.
La bas à LUBLIN ils rencontraient les amis, et des groupes du monde entier.
Ils ont atteint la notoriété dans le monde folklorique et l'admiration qui leur était dùe.

Sources Méricourt notre ville - journal d'informations - Mai 1989

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